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Afficher la version complète : [BG] La grâce laisse place à l'ombre, petite.


Tsuro
02/10/2007, 15h27
J'aime écrire, j'irais doucement mais sûrement. En espérant que ça vous plaise ;)

- Moma, j'entends frapper.

Il faisait sombre, une nuit épaisse recouvrait le petit village. Une trentaine de maisonnée, en piteuse état, se chevauchaient dans l'étroite ruelle. Pour peu qu'on ait eut un besoin urgent, l'envie de sortir n'effleurait jamais l'esprit des habitants nichés ici. « La porte restera fermée », « on ouvre jamais à un inconnu et de toute manière, personne ne va jamais voir personne ici », « si tu entends un bruit, tu m'appelles tout de suite ». Ces phrases tintaient dans la tête du petit bonhomme, l'enfant de Moma. Le seul enfant qu'elle n'aurait jamais d'ailleurs. Fruit d'un unique amour. Son mari, son tendre courageux – comme elle aimait l'appeler jadis – était mort depuis quelques années. Une mort tragique, un accident. Pour Nael, il était là haut, dans les étoiles, et il guettait ses moindres faits et gestes d'une attention remplie de douceur. Moma avait réussit à le calmer après sa mort mais elle était consciente du tromatisme que l'évenement avait développé chez Nael.

- Comment ça, tu as entendu frapper ?
- Oui Moma, la porte elle a fait du bruit.
- Vient là mon petit, écoute moi. Tu vas aller prêt du feu et tu y restes, c'est bien compris ?

Nael acquiesça. Blotit dans une couverture, prêt des flammes crépitantes, elle le sentait en sécurité. Le regard de Moma était rempli de doute sur ce qui pouvait bien se trouver derrière la porte. Elle passa doucement sa tête derrière les vitres trop sales, elle ne vit rien. La ruelle semblait paisible, pas un bruit, pas un souffle. Elle entreprit d'ouvrir calmement la porte, sans être brusque. La rouille qui d'années en années attaquait les gonds fit entendre sa voix, un crissement habituel parcourut la salle toute entière. Nael frissonait silencieusement dans sa couverture.

- Qu'est ce que c'est que cette histoire !
- C'est quoi Moma ? Questionna Nael, curieux.
- Un... un landeau je crois et il y a un mot.
- Un landeau ?

« Prenez soin de lui, il doit être caché du monde, je ne peux pas le garder, c'est un grand danger pour moi, il est inoffensif pour vous. Je vous connais bien, Moma, je sais que vous serez une bonne mère. Un jour, vous comprendrez mon acte. Il s'appelle Tsuro. »

Tsuro
03/10/2007, 08h32
Moma avait plutôt bien supporté l'idée d'élever un second enfant. Au fond d'elle, la fibre maternelle brûlait d'envie de renaître une fois encore. Tsuro intégra donc la famille sous le regard quelque peu jalousif de Nael. Moma trouvait quand à elle, dans cette adoption, un souffle de vie supplémentaire.
Dans le village, on se prenait souvent à jaser sur le petit nouveau de Moma. On savait bien qu'elle n'avait plus eut de relation amoureuse depuis la mort de son mari. On essayait de savoir, lançant un ragot par ci, une supposition par là. Hormis Nael et Moma, personne finalement ne connaissait vraiment son histoire. Il grandit lui même sans savoir d'où il venait. La mère et le frère s'était juré de lui cacher son arrivé, préférant lui tisser un mensonge. Ils avaient fait un pacte de sang pour terrer le lourd secret. Tsuro croyait qu'il était venu naturellement au monde et que son père s'en était aller à sa naissance. Il était sûrement plus sage de ne pas lui dire pour le mot, le berceau, l'abandon.

Quelques années passèrent, Tsuro devenait un bel enfant, brun, les yeux bleus, un peu ténébreux sur les bords. Il apprit rapidement à parler et à marcher. Mais, Moma n'était pas dupe et elle avait sû voir qu'il n'était pas comme les autres enfant du village. Ho oui, bien sur, certains d'entre eux étaient un peu bagarreurs et ferraient sûrement plus tard de bons paladins ou de fières guerriers. Mais lui avait une attirance particulière pour la magie guérisseuse, les sciences sacré. Dès qu'il eut su lire, il s'empressa de demander des livres au frère Savos - disciple d'un grand prêtre de l'ombre – qui tenait notre minuscule église de village. Au début, les livres lui en apprenaient sur les prières, les concoctions, les herbes médicinales, les sorts basiques et leurs effets. Puis, très vite, il fût attiré vers l'occulte, des sciences plus sombres. Il avalait les livres comme on mange des cerises. Moma le laisserait, peu lui importait sa voie, choisir ce qu'il deviendrait plus tard.

Tsuro était apprécié du village, qui ne pouvait cependant s'empêcher de parler. Il ne disait jamais non pour aider le boulanger aux fourneaux tôt le matin, transporter des sacs de nourriture aux habitants les moins mobile ou accompagner son frère aux champs.

Pirotess
10/11/2007, 11h54
Histoire passionante, hate de savoir la suite :D